À quelques centaines de mètres seulement de la pointe des Almadies — l'extrémité la plus occidentale du continent africain —, l'île de Ngor veille face à l'océan. Petit écrin d'environ 500 mètres sur 200, elle porte un nom qui dit déjà beaucoup : en wolof, « ngor » signifie la dignité. C'est sans doute la meilleure façon de présenter ce bout de terre fier et paisible, indissociable de l'histoire et de l'âme de notre commune.
Une traversée hors du temps
On ne rejoint l'île qu'en pirogue, depuis la plage du village de Ngor. La traversée ne dure que quelques minutes, mais elle suffit à changer d'atmosphère : passé le bras de mer, le rythme ralentit. Ici, aucune voiture. On se déplace à pied, au fil de ruelles de sable qui s'entrecroisent en un petit labyrinthe d'une vingtaine de sentiers, entre maisons colorées, cours ombragées et terrasses ouvertes sur l'eau.
Des plages pour tous les goûts
L'île compte plusieurs plages, chacune avec son caractère. Côté sud, des criques abritées aux eaux claires et chaudes invitent à la baignade et au farniente, face à la côte de Dakar. Côté Atlantique, les vagues qui viennent se briser sur les récifs ont fait la réputation de deux spots de surf prisés — « la droite » et « la gauche » de Ngor — au point qu'une séquence du célèbre film The Endless Summer y fut tournée dans les années 1960. Les fonds abrités du sud se prêtent aussi à la plongée masque et tuba.
Un village, une identité lébou
Avant d'être une destination, Ngor est un village. Fondée il y a plusieurs siècles par une communauté lébou, l'île garde vivante la mémoire d'un peuple de pêcheurs profondément attaché à la mer. La vie y suit le rythme des marées et des retours de pêche, dans la chaleur de la teranga, cet art sénégalais de l'accueil. Au détour d'un sentier, un baobab sacré rappelle la place du patrimoine et des traditions dans le quotidien des habitants.
Une terre d'artistes
L'île a toujours attiré les créateurs. Peintres, sculpteurs, musiciens et photographes y ont trouvé une source d'inspiration, et cela se voit : fresques murales, sculptures disséminées et galeries nichées dans les ruelles transforment la promenade en parcours d'art à ciel ouvert. Restée à l'écart des grands aménagements et en partie alimentée par l'énergie solaire, l'île a su préserver son authenticité — une rareté à deux pas d'une capitale.
Calme, plages, culture : sur quelques hectares, l'île de Ngor concentre tout ce qui fait la singularité de notre commune. Un patrimoine que la mairie s'attache à valoriser et à préserver, pour ses habitants comme pour ses visiteurs.
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